Reel 17427 - Page 3011
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Description
# P. G. N. L.
**From:** Washington
**To:** Algiers
**Dated:** Dec. 14, 1943
**Rec'd:** Dec. 17, 1943
## 3002 (Parts 1-5)
De la part de M. MONETT, télégramme no. 30 au sujet des conversations financières franco-américaines.
M. GUTT, ministre des Finances Belgique, a demandé à voir M. ALPHANO. La conversation a porté sur la question de l'or belge livré par la BANQUE DE FRANCE à l'Allemagne et, d'une façon générale, sur les relations monétaires entre France et Belgique.
I. M. GUTT s'est montré très peu satisfait de la formule que nous avions remise il y a trois mois au Gouvernement belge au sujet de la question de l'or. Il estime que notre projet de commission de contrôle ne convient au Gouvernement belge ni dans la forme ni dans le fond. Il ne contient en effet d'après lui aucune condamnation des agissements de M. BOUTHILLER et de la BANQUE DE FRANCE, que l'opinion belge considère comme un véritable abus de confiance. Il estime par ailleurs que nous devrions aboutir à une solution plus positive qu'une (Part 2) simple déclaration de bonne volonté de notre part. Il rappelle que l'or avait été envoyé à Dakar par les autorités françaises contrairement aux instructions belges données à Bordeaux, qu'ensuite cet or a été dirigé sur l'Allemagne sur instructions BANQUE DE FRANCE sans qu'aucune autorité belge ait donné son agrément. Il ajoute que, quelques jours avant la libération de l'Afrique du Nord, BANQUE DE FRANCE elle-même était prête à consentir un compromis (permet) tant la consignation au bénéfice de la BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE d'un montant or égal somme transférée à Allemagne, ce montant ne devant être remis à BANQUE NATIONALE BELGIQUE qu'à la fin hostilités.
GUTT insiste sur la nécessité d'analyser les relations franco-belges qui souffrent actuellement de la mauvaise impression causée par l'action Gouvernement Vichy et de la BANQUE DE (Part 3) FRANCE dans ce domaine.
Puisque nous ne contestons pas d'outre BANQUE BELGIQUE et que France est prête remettre aux Belges soit les caisses qui ont été passées en Allemagne soit leur équivalent, j'estime que Comité a intérêt, tenter de donner satisfaction maximum demandés belges; ainsi nous agirons comme vrais défenseurs intérêts français, en réparant toutes données sous la pression de l'ennemi et rétablissant crédit réputation BANQUE DE FRANCE.
(continued)
**File FG-941**
**Examination Unit**
**Nr. FG-955**
**From:** Washington
**To:** Algiers
**Dated:** Dec. 14, 1943
**Rec'd:** Dec. 17, 1943
## 3002 (Parts 1-5)
De la part de M. MONETT, télégramme no. 30 au sujet des conversations financières franco-américaines.
M. GUTT, ministre des Finances Belgique, a demandé à voir M. ALPHANO. La conversation a porté sur la question de l'or belge livré par la BANQUE DE FRANCE à l'Allemagne et, d'une façon générale, sur les relations monétaires entre France et Belgique.
I. M. GUTT s'est montré très peu satisfait de la formule que nous avions remise il y a trois mois au Gouvernement belge au sujet de la question de l'or. Il estime que notre projet de commission de contrôle ne convient au Gouvernement belge ni dans la forme ni dans le fond. Il ne contient en effet d'après lui aucune condamnation des agissements de M. BOUTHILLER et de la BANQUE DE FRANCE, que l'opinion belge considère comme un véritable abus de confiance. Il estime par ailleurs que nous devrions aboutir à une solution plus positive qu'une (Part 2) simple déclaration de bonne volonté de notre part. Il rappelle que l'or avait été envoyé à Dakar par les autorités françaises contrairement aux instructions belges données à Bordeaux, qu'ensuite cet or a été dirigé sur l'Allemagne sur instructions BANQUE DE FRANCE sans qu'aucune autorité belge ait donné son agrément. Il ajoute que, quelques jours avant la libération de l'Afrique du Nord, BANQUE DE FRANCE elle-même était prête à consentir un compromis (permet) tant la consignation au bénéfice de la BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE d'un montant or égal somme transférée à Allemagne, ce montant ne devant être remis à BANQUE NATIONALE BELGIQUE qu'à la fin hostilités.
GUTT insiste sur la nécessité d'analyser les relations franco-belges qui souffrent actuellement de la mauvaise impression causée par l'action Gouvernement Vichy et de la BANQUE DE (Part 3) FRANCE dans ce domaine.
Puisque nous ne contestons pas d'outre BANQUE BELGIQUE et que France est prête remettre aux Belges soit les caisses qui ont été passées en Allemagne soit leur équivalent, j'estime que Comité a intérêt, tenter de donner satisfaction maximum demandés belges; ainsi nous agirons comme vrais défenseurs intérêts français, en réparant toutes données sous la pression de l'ennemi et rétablissant crédit réputation BANQUE DE FRANCE.
(continued)
**File FG-941**
**Examination Unit**
**Nr. FG-955**
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc0h707x96d21/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17427
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17427 - Page 3011,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 1, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/12639.