Reel 17425 - Page 1541
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Description
# 0.P.N.P.
**From:** Montevideo
**To:** Paris
**Nos:** 18-22
**Dated:** Jan. 15, 1945
**Sent:** Jan. 15, 1945
**Reel:** Jan. 15, 1945
**Four EXTINUED, de la part de M. GES.**
La décision argentine de s'abstenir des réunions de l'Union panaméricaine aussi longtemps que durera la situation actuelle, sans cependant cesser de figurer parmi les membres de cette union, constitue une formule de compromis entre la pression provenant des rangs militaires et nationalistes intransigeants, exigeant une attitude inspirée de la "souveraineté" et des considérations qui, ayant dicté une démarche pour obtenir une conciliation, devourent valables pour une future action gouvernementale. Cette résolution fut adoptée au cours d'une conférence réunissant aux Affaires étrangères les conseillers diplomatiques dont la présence de M. EMPIL, ancien ambassadeur à Washington (19), rappelé de ce (.M. poste) parce que trop partisan des États-Unis, fut particulièrement remarquée, ainsi que des chefs militaires représentant la Junte du Campo de Mayo qui contrôle les activités du Gouvernement. Pris entre le désir d'éviter ces situations internationales et la nécessité de satisfaire les exigences du Campo de Mayo, le Gouvernement fit un geste de dignité sans fermer la porte aux nouvelles possibilités pour un arrangement.
"C'est la fatalité qui pèse sur nos efforts pour rétablir une politique normale intérieure et extérieure, car des décisions telles que celles de Washington ne font que renforcer la réaction des nationalistes nous accusant déjà de trahir les postulats de la révolution du 4 juin", (20) me disait le Sous-Secrétaire d'Etat à la Presse, M. LOMOTO. "Le Gouvernement ne peut nullement négliger les réactions des forces agissant dans le pays et leur doit une satisfaction".
Lui faisant remarquer la similitude de la situation avec le limogage du Président Général RAMIREZ par les militaires parce qu'il avait rompu avec l'axe, il me répond: "La situation est changée car à cette époque les forces militaires dirigeaient complètement le Gouvernement, tandis que le Gouvernement, le Colonel PERON notamment, les contrôle maintenant. Néanmoins on ne pourrait leur refuser une telle satisfaction".
**File PG 5235**
(continued)
**Examination Unit**
**From:** Montevideo
**To:** Paris
**Nos:** 18-22
**Dated:** Jan. 15, 1945
**Sent:** Jan. 15, 1945
**Reel:** Jan. 15, 1945
**Four EXTINUED, de la part de M. GES.**
La décision argentine de s'abstenir des réunions de l'Union panaméricaine aussi longtemps que durera la situation actuelle, sans cependant cesser de figurer parmi les membres de cette union, constitue une formule de compromis entre la pression provenant des rangs militaires et nationalistes intransigeants, exigeant une attitude inspirée de la "souveraineté" et des considérations qui, ayant dicté une démarche pour obtenir une conciliation, devourent valables pour une future action gouvernementale. Cette résolution fut adoptée au cours d'une conférence réunissant aux Affaires étrangères les conseillers diplomatiques dont la présence de M. EMPIL, ancien ambassadeur à Washington (19), rappelé de ce (.M. poste) parce que trop partisan des États-Unis, fut particulièrement remarquée, ainsi que des chefs militaires représentant la Junte du Campo de Mayo qui contrôle les activités du Gouvernement. Pris entre le désir d'éviter ces situations internationales et la nécessité de satisfaire les exigences du Campo de Mayo, le Gouvernement fit un geste de dignité sans fermer la porte aux nouvelles possibilités pour un arrangement.
"C'est la fatalité qui pèse sur nos efforts pour rétablir une politique normale intérieure et extérieure, car des décisions telles que celles de Washington ne font que renforcer la réaction des nationalistes nous accusant déjà de trahir les postulats de la révolution du 4 juin", (20) me disait le Sous-Secrétaire d'Etat à la Presse, M. LOMOTO. "Le Gouvernement ne peut nullement négliger les réactions des forces agissant dans le pays et leur doit une satisfaction".
Lui faisant remarquer la similitude de la situation avec le limogage du Président Général RAMIREZ par les militaires parce qu'il avait rompu avec l'axe, il me répond: "La situation est changée car à cette époque les forces militaires dirigeaient complètement le Gouvernement, tandis que le Gouvernement, le Colonel PERON notamment, les contrôle maintenant. Néanmoins on ne pourrait leur refuser une telle satisfaction".
**File PG 5235**
(continued)
**Examination Unit**
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc07h1dk87h3j/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17425
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17425 - Page 1541,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 10, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/4832.