Reel 17425 - Page 1785
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Reel 17425 - Page 1785
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Description
# S A F E T Y A 2695
**From:** Paris 31/12/17
**To:** Beirut 112-120
**Date:** 20/06/17
**Sent:** Jan. 21, 1945
**Rec'd:** Feb. 14, 1945
Le Département a certainement pris connaissance des déclarations particulièrement perfides faites par le Général SPEARS à la ROYAL EMPIRE SOCIETY et qui me sont parvenues par une dépêche agence REUTER du 17 janvier.
Ces déclarations, venant jusqu'en même temps que le violent discours de DIEBEL HANDAW à la Chambre syrienne du 13 janvier, et au même moment que les manifestations organisées contre (113) nous sur divers points du territoire syrien, étaient dangereuses pour la sécurité publique au Levant. Il n'est pas excessif de penser qu'elles ont été prononcées d'accord avec les Gouvernants syriens, en conséquence de l'entente conclue entre eux et le Général SPEARS avant son départ. En tout cas il ne peut guère s'agir d'une série de coïncidences. À ce sujet, il convient d'observer que les principaux officiers de renseignement britanniques dont l'activité n'a pas varié (114) se trouvent à pied d'ouvrir pour assurer la liaison.
Dans ces conditions, j'étais en droit de demander aux autorités britanniques d'empêcher la publication de ce discours au Levant. Après s'être concertées de Bayrouth au Caire et avoir ajourné plusieurs jours leur décision, elles ont estimé qu'il leur était impossible de prendre une telle mesure. En raison de la gravité de ce refus, j'ai fait (115) demander qu'il soit attesté par un écrit, même émanant d'un fonctionnaire subalterne. Cette demande n'a pas eu de suite.
Dans un entretien avec M. DE LA BARLIERE, M. YOUNG, conseiller de la légation britannique, a exprimé ses regrets de l'affaire. Il a surtout motivé la décision britannique en observant que les autorités intéressées ne pourraient agir autrement, la radio anglaise (116) en arabe ayant diffusé une relation très complète de la déclaration du Général SPEARS, conformément à l'orientation systématiquement anti-française donnée aux émissions pour les auditeurs de la langue arabe.
Mon collaborateur a appelé l'attention de son interlocuteur sur le caractère dangereux pour la sécurité publique des déclarations du Général SPEARS.
M. YOUNG s'est alors entendu avec lui pour que des démarches soient (117) effectuées par la légation britannique
**File:** PG-5437
**(continued)**
**Examination Unit**
**From:** Paris 31/12/17
**To:** Beirut 112-120
**Date:** 20/06/17
**Sent:** Jan. 21, 1945
**Rec'd:** Feb. 14, 1945
Le Département a certainement pris connaissance des déclarations particulièrement perfides faites par le Général SPEARS à la ROYAL EMPIRE SOCIETY et qui me sont parvenues par une dépêche agence REUTER du 17 janvier.
Ces déclarations, venant jusqu'en même temps que le violent discours de DIEBEL HANDAW à la Chambre syrienne du 13 janvier, et au même moment que les manifestations organisées contre (113) nous sur divers points du territoire syrien, étaient dangereuses pour la sécurité publique au Levant. Il n'est pas excessif de penser qu'elles ont été prononcées d'accord avec les Gouvernants syriens, en conséquence de l'entente conclue entre eux et le Général SPEARS avant son départ. En tout cas il ne peut guère s'agir d'une série de coïncidences. À ce sujet, il convient d'observer que les principaux officiers de renseignement britanniques dont l'activité n'a pas varié (114) se trouvent à pied d'ouvrir pour assurer la liaison.
Dans ces conditions, j'étais en droit de demander aux autorités britanniques d'empêcher la publication de ce discours au Levant. Après s'être concertées de Bayrouth au Caire et avoir ajourné plusieurs jours leur décision, elles ont estimé qu'il leur était impossible de prendre une telle mesure. En raison de la gravité de ce refus, j'ai fait (115) demander qu'il soit attesté par un écrit, même émanant d'un fonctionnaire subalterne. Cette demande n'a pas eu de suite.
Dans un entretien avec M. DE LA BARLIERE, M. YOUNG, conseiller de la légation britannique, a exprimé ses regrets de l'affaire. Il a surtout motivé la décision britannique en observant que les autorités intéressées ne pourraient agir autrement, la radio anglaise (116) en arabe ayant diffusé une relation très complète de la déclaration du Général SPEARS, conformément à l'orientation systématiquement anti-française donnée aux émissions pour les auditeurs de la langue arabe.
Mon collaborateur a appelé l'attention de son interlocuteur sur le caractère dangereux pour la sécurité publique des déclarations du Général SPEARS.
M. YOUNG s'est alors entendu avec lui pour que des démarches soient (117) effectuées par la légation britannique
**File:** PG-5437
**(continued)**
**Examination Unit**
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc0q814p20m1g/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17425
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17425 - Page 1785,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 11, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/5076.