Reel 17425 - Page 2118
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Description
# 0 N T S A F E T Y A 2
## 0. P. R. P.
From: Moskow
To: Paris
No: $577-583$
Dated: March 1, 1945
Sent: March 1, 1945
Rec'd: March 5, 1945
Je n'étais pas encore en possession de votre télégramme $466-91^{\circ}$, retransmis de Washington, (quand) j'ai eu avec le vice-commissaire BERANDEUY, dans 14 prés-midi du 26 février, l'entretien relaté dans mes télégrammes $573-76^{x x}$ et 573. Il s'est trouvé cependant, qu'a l'effet de sonder les réactions provoquées chez les Soviétiques par notre (575) réponse au mémorandum CAFFEHY, j'ai au cours de la conversation demandé à mon interlocuteur si les invitations à la conférence de San-Francisco avaient été déjà envoyées. Il m'a répondu par la négative, sans ... ajouter ... ... me laissant supposer ni que Moscou fût ( 8 . M.) accomplir cet acte, ni que des réserves et conditions formales de notre côté (essent) été référées pour avis au Gouvernement des Soviets.
Cette (579) réponse m'a fournis l'entrée en matière qui m'a permis d'expliquer (en) détail et dans l'esprit de vos instructions, les répugnances du Gouvernement français non pas à l'égard de la conférence, au principe de laquelle il était acquis sans réserve et à laquelle il se rendrait, mais (à l'égard) des engagements dont on lui demandait de se charger en qualité de puissance invitante. J'ai développé les raisons (580) qui nous empêcheraient de nous lier par avance (aussi bien) au plan de Dumbarton Oaks élaboré sans notre participation, qu'à un système de fidei-commis (groups unreadable) mais dans son seul principe, et qui, devant (être) appliqué à des territoires dont nous avons la charge ou qui nous intéressent au premier chef, réclamait (581) de notre part une étude approfondie. En ces deux points importants il était légitime que nous réservions notre liberté de décision, et que nous prenions un délai de réflexion. Si donc l'envoi des invitations suivrait quelque retard, la responsabilité n'en incombera au Gouvernement français, mais aux méthodes employées pour l'éraboration et la communication des (582) décisions auxquelles il n'avait pas eu de part.
Mon interlocuteur m'a écouté en évitant soigneusement de me découvrir son opinion. Il s'est cependant départi a
(continued)
File F0-5699
Examination Unit
## 0. P. R. P.
From: Moskow
To: Paris
No: $577-583$
Dated: March 1, 1945
Sent: March 1, 1945
Rec'd: March 5, 1945
Je n'étais pas encore en possession de votre télégramme $466-91^{\circ}$, retransmis de Washington, (quand) j'ai eu avec le vice-commissaire BERANDEUY, dans 14 prés-midi du 26 février, l'entretien relaté dans mes télégrammes $573-76^{x x}$ et 573. Il s'est trouvé cependant, qu'a l'effet de sonder les réactions provoquées chez les Soviétiques par notre (575) réponse au mémorandum CAFFEHY, j'ai au cours de la conversation demandé à mon interlocuteur si les invitations à la conférence de San-Francisco avaient été déjà envoyées. Il m'a répondu par la négative, sans ... ajouter ... ... me laissant supposer ni que Moscou fût ( 8 . M.) accomplir cet acte, ni que des réserves et conditions formales de notre côté (essent) été référées pour avis au Gouvernement des Soviets.
Cette (579) réponse m'a fournis l'entrée en matière qui m'a permis d'expliquer (en) détail et dans l'esprit de vos instructions, les répugnances du Gouvernement français non pas à l'égard de la conférence, au principe de laquelle il était acquis sans réserve et à laquelle il se rendrait, mais (à l'égard) des engagements dont on lui demandait de se charger en qualité de puissance invitante. J'ai développé les raisons (580) qui nous empêcheraient de nous lier par avance (aussi bien) au plan de Dumbarton Oaks élaboré sans notre participation, qu'à un système de fidei-commis (groups unreadable) mais dans son seul principe, et qui, devant (être) appliqué à des territoires dont nous avons la charge ou qui nous intéressent au premier chef, réclamait (581) de notre part une étude approfondie. En ces deux points importants il était légitime que nous réservions notre liberté de décision, et que nous prenions un délai de réflexion. Si donc l'envoi des invitations suivrait quelque retard, la responsabilité n'en incombera au Gouvernement français, mais aux méthodes employées pour l'éraboration et la communication des (582) décisions auxquelles il n'avait pas eu de part.
Mon interlocuteur m'a écouté en évitant soigneusement de me découvrir son opinion. Il s'est cependant départi a
(continued)
File F0-5699
Examination Unit
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc0pn8xb50p9w/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17425
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17425 - Page 2118,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 14, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/5409.