Reel 17425 - Page 2353
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Description
# TOP SEAF
qu'un Etat devienne membre de la commission des réparations, que cet Etat eût été victime de dommages. Son admission dépendait aussi des sacrifices de toute nature qu'il avait faite pour la cause commune, de l'ampleur de son effort de guerre et de la contribution à la victoire. Sans méconnaître ce que la France avait apporté dans tous ces domaines il croyait pouvoir avancer (4 groupes unreadables) que nous avons eu tendance chercher des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Il en découlait sur ces trois puissances un droit supérieur en matière de réparations.
J'ai répondu que la France connaissait et admettait l'étendue de la contribution de l'U.R.S.S. à la guerre et à la victoire et qu'en ce qui concernait la réparation des dommages, elle ne prétendait point obtenir une part égale à celle qui serait attribuée à ce pays. Elle voulait cependant pouvoir faire valoir ses droits et participer aux travaux préliminaires de la commission où seraient définies les lignes fondamentales du régime des réparations. MOLOTOV m'a (757) objecté la difficulté de nous donner satisfaction sans encourir la même réclamation de la part de pays comme Belgique, Pologne, Yougoslavie également très atteints par les dévastations.
Puis, comme je lui répondais que le rang de la France parmi les nations justifiait un traitement particulier, il me répéta qu'il devait en référer à son Gouvernement. Cet entretien n'autorise point d'espérer. Il renforce l'opinion que j'ai émise dans ma communication d'ULER, car il montre à nouveau que le Gouvernement de Moscou entend maintenir la rigueur des décisions arrêtées à Yalta d'où est issu en fait (758) un comité exécutif à trois dont l'U.R.S.S. m'est pas l'élément le moins fort, et qui a la volonté d'exercer une influence déterminante sur les problèmes de la guerre et de la paix. La France m'a pas paru qualifiée pour y figurer. MOLOTOV m'en a proposé une explication en m'indiquant les critères qui sont à la base de ce jugement.
x-FG-5757
BONNET
Examination Unit
National Research Council
March 30, 1945
KS 433-439
qu'un Etat devienne membre de la commission des réparations, que cet Etat eût été victime de dommages. Son admission dépendait aussi des sacrifices de toute nature qu'il avait faite pour la cause commune, de l'ampleur de son effort de guerre et de la contribution à la victoire. Sans méconnaître ce que la France avait apporté dans tous ces domaines il croyait pouvoir avancer (4 groupes unreadables) que nous avons eu tendance chercher des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Il en découlait sur ces trois puissances un droit supérieur en matière de réparations.
J'ai répondu que la France connaissait et admettait l'étendue de la contribution de l'U.R.S.S. à la guerre et à la victoire et qu'en ce qui concernait la réparation des dommages, elle ne prétendait point obtenir une part égale à celle qui serait attribuée à ce pays. Elle voulait cependant pouvoir faire valoir ses droits et participer aux travaux préliminaires de la commission où seraient définies les lignes fondamentales du régime des réparations. MOLOTOV m'a (757) objecté la difficulté de nous donner satisfaction sans encourir la même réclamation de la part de pays comme Belgique, Pologne, Yougoslavie également très atteints par les dévastations.
Puis, comme je lui répondais que le rang de la France parmi les nations justifiait un traitement particulier, il me répéta qu'il devait en référer à son Gouvernement. Cet entretien n'autorise point d'espérer. Il renforce l'opinion que j'ai émise dans ma communication d'ULER, car il montre à nouveau que le Gouvernement de Moscou entend maintenir la rigueur des décisions arrêtées à Yalta d'où est issu en fait (758) un comité exécutif à trois dont l'U.R.S.S. m'est pas l'élément le moins fort, et qui a la volonté d'exercer une influence déterminante sur les problèmes de la guerre et de la paix. La France m'a pas paru qualifiée pour y figurer. MOLOTOV m'en a proposé une explication en m'indiquant les critères qui sont à la base de ce jugement.
x-FG-5757
BONNET
Examination Unit
National Research Council
March 30, 1945
KS 433-439
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc0b56d34qm46/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17425
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17425 - Page 2353,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 16, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/5644.