Reel 17426 - Page 0738
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Description
# GEORGE
**F. C. M. L.**
**From:** Algiers
**To:** Washington
**Date:** March 15, 1944
**Rec'd:** March 21, 1944
## 8257-8263 (ROSCOY)
**Diplo 683.**
**No. 103.**
J'ai questionné M. DEKANOZOV au sujet des deux dépêches agence TASS de Londres et Washington publiées dans la presse soviétique du 5 courant (voir mon télégramme 501 du 5 mars) relatives à la remise à l'U.S.S.S. sur sa demande d'un tiers du tonnage de la flotte de guerre italienne. La presse soviétique n'ayant ni confirmé ni commenté ces informations de sources britannique et américaine, étaient-elles (....), et (8258) si oui, dans quelles conditions les trois puissances alliées avaient-elles convenu de procéder à ce partage sans que, à ma connaissance, le Comité Français de la Libération Nationale ait été consulté ou averti? Le vice-commissaire m'a répondu que, en effet, le gouvernement de l'U.S.S.S. avait demandé et obtenu - non sans peine - qu'un tiers de la flotte italienne fût (8259) mis à sa disposition, sans que cette attribution temporaire préjugât du sort en jeu de la flotte en question qui serait déterminé au cours des négociations de paix. D'ailleurs, en attendant que la part du tonnage italien concédée à l'U.S.S.S. pût lui être livrée, les gouvernements britanniques et américain avaient convenu de mettre à la disposition des autorités soviétiques un tonnage équivalent de navires américains et britanniques.
Ayant (8260) demandé s'il n'avait songé à réserver une part de la flotte italienne à la France et à la Grèce qui y avaient bien droit, me semble-t-il, M. DEKANOZOV me répondit avec aisance que nous n'avions qu'à faire comme le gouvernement de l'U.S.S.S. et réclamer à Londres et à Washington ce que nous estimions être notre part légitime. Il convenait volontiers que la France était justifiée à faire valoir (8261) ses droits, de même que la Grèce et la Taugoslavie. J'ai rappelé que le Comité Français de la Libération Nationale n'avait pas manqué, avant même que fût conclu l'armistice, de réserver ses droits à une restitution des bâtiments français saisis par l'Italie et une compensation pour les pertes maritimes qu'avait fait subir à notre pays l'agression italienne, et qu'il avait renouvelé depuis lors cette demande notamment dans la note au sujet de la situation politique (8262) italienne que j'avais remise à M. DEKANOZOV lui-même le 27 janvier dernier (voir mon télégramme 36) et j'ai ajouté que bien que je n'eusse reçu encore aucune information d'alger à ce sujet, je ne doute pas que le Comité Français de la Libération Nationale et l'opinion publique française n'eussent été très désagréablement surpris de ce que notre pays eût été (continued)
**F. C. M. L.**
**From:** Algiers
**To:** Washington
**Date:** March 15, 1944
**Rec'd:** March 21, 1944
## 8257-8263 (ROSCOY)
**Diplo 683.**
**No. 103.**
J'ai questionné M. DEKANOZOV au sujet des deux dépêches agence TASS de Londres et Washington publiées dans la presse soviétique du 5 courant (voir mon télégramme 501 du 5 mars) relatives à la remise à l'U.S.S.S. sur sa demande d'un tiers du tonnage de la flotte de guerre italienne. La presse soviétique n'ayant ni confirmé ni commenté ces informations de sources britannique et américaine, étaient-elles (....), et (8258) si oui, dans quelles conditions les trois puissances alliées avaient-elles convenu de procéder à ce partage sans que, à ma connaissance, le Comité Français de la Libération Nationale ait été consulté ou averti? Le vice-commissaire m'a répondu que, en effet, le gouvernement de l'U.S.S.S. avait demandé et obtenu - non sans peine - qu'un tiers de la flotte italienne fût (8259) mis à sa disposition, sans que cette attribution temporaire préjugât du sort en jeu de la flotte en question qui serait déterminé au cours des négociations de paix. D'ailleurs, en attendant que la part du tonnage italien concédée à l'U.S.S.S. pût lui être livrée, les gouvernements britanniques et américain avaient convenu de mettre à la disposition des autorités soviétiques un tonnage équivalent de navires américains et britanniques.
Ayant (8260) demandé s'il n'avait songé à réserver une part de la flotte italienne à la France et à la Grèce qui y avaient bien droit, me semble-t-il, M. DEKANOZOV me répondit avec aisance que nous n'avions qu'à faire comme le gouvernement de l'U.S.S.S. et réclamer à Londres et à Washington ce que nous estimions être notre part légitime. Il convenait volontiers que la France était justifiée à faire valoir (8261) ses droits, de même que la Grèce et la Taugoslavie. J'ai rappelé que le Comité Français de la Libération Nationale n'avait pas manqué, avant même que fût conclu l'armistice, de réserver ses droits à une restitution des bâtiments français saisis par l'Italie et une compensation pour les pertes maritimes qu'avait fait subir à notre pays l'agression italienne, et qu'il avait renouvelé depuis lors cette demande notamment dans la note au sujet de la situation politique (8262) italienne que j'avais remise à M. DEKANOZOV lui-même le 27 janvier dernier (voir mon télégramme 36) et j'ai ajouté que bien que je n'eusse reçu encore aucune information d'alger à ce sujet, je ne doute pas que le Comité Français de la Libération Nationale et l'opinion publique française n'eussent été très désagréablement surpris de ce que notre pays eût été (continued)
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc00k26b9xz6k/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17426
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17426 - Page 0738,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 27, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/7186.