Reel 17426 - Page 0946
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Description

238-247
Diplo 208.
GES pour commissaire à l'Information.
J'attire tout particulièrement votre attention sur le contenu de ce message qui appelle une décision rapide.
Le capitaine AMILCAS DUTRA, directeur du Département de l'Information et de la Propagande (le S.I.P.), puissant organisme qui contrôle la presse, la radio et le cinéma, au cours d'une visite officielle que N. ARBOURGE HAUTINE notre attaché Information et moi lui avons faite, nous a soumis une proposition dont l'importance ne vous échappera pas. Il (nous a) demandé en effet de faire en sorte qu'une liaison étroite soit établie entre ses services et ceux de l'Information (239) française lors de l'envoi d'un corps expéditionnaire brésilien en Afrique du Nord. Si on tient compte d'une part du fait que DUTRA n'a jamais manifesté jusqu'ici de sentiments favorables à la France Combattante et d'autre part qu'il a fortement marqué son désir que cette liaison devienne rapidement une réalité pratique, on en conclura qu'il ne s'agit pas d'une de ces simples formules de politesse très goûtées des fonctionnaires brésiliens.
Le capitaine DUTRA nous a fait observer au cours de notre visite que si Brésil désire participer plus activement à la guerre, c'est dans un but essentiellement idéaliste puisque ce pays ne peut envisager de tirer un bénéfice matériel des sacrifices (considérables) qu'il est prêt à consentir. Ilest vrai que le (240) désir d'aider les Alliés à libérer France est très vif dans le cœur des Brésiliens. Il nous a déclaré enfin que la participation de soldats brésiliens aux batailles d'Europe permettra à son pays de participer plus efficacement aux futures conférences de paix et de défendre, aux côtés de la France, les intérêts des nations latines. Or, si nous écartons la partie purement rhétorique de ces explications il n'est pas douteux que les trois sentiments qu'il nous a mentionnés sont certainement partagés par un large (sont)eur de l'opinion publique brésilienne. Ce sont ces sentiments (qui ont) contribué le plus à faire accepter par les Brésiliens l'envoi du corps expéditionnaire au delà des mers.
La proposition du capitaine DUTRA appelle (241) certains commentaires.
I. Le départ du corps expéditionnaire est resté longtemps incertain. Il est peu probable que les E.C. et la Grande-Bretagne
Fils 20-1891
(continued)
Examination Unit
238-247
Diplo 208.
GES pour commissaire à l'Information.
J'attire tout particulièrement votre attention sur le contenu de ce message qui appelle une décision rapide.
Le capitaine AMILCAS DUTRA, directeur du Département de l'Information et de la Propagande (le S.I.P.), puissant organisme qui contrôle la presse, la radio et le cinéma, au cours d'une visite officielle que N. ARBOURGE HAUTINE notre attaché Information et moi lui avons faite, nous a soumis une proposition dont l'importance ne vous échappera pas. Il (nous a) demandé en effet de faire en sorte qu'une liaison étroite soit établie entre ses services et ceux de l'Information (239) française lors de l'envoi d'un corps expéditionnaire brésilien en Afrique du Nord. Si on tient compte d'une part du fait que DUTRA n'a jamais manifesté jusqu'ici de sentiments favorables à la France Combattante et d'autre part qu'il a fortement marqué son désir que cette liaison devienne rapidement une réalité pratique, on en conclura qu'il ne s'agit pas d'une de ces simples formules de politesse très goûtées des fonctionnaires brésiliens.
Le capitaine DUTRA nous a fait observer au cours de notre visite que si Brésil désire participer plus activement à la guerre, c'est dans un but essentiellement idéaliste puisque ce pays ne peut envisager de tirer un bénéfice matériel des sacrifices (considérables) qu'il est prêt à consentir. Ilest vrai que le (240) désir d'aider les Alliés à libérer France est très vif dans le cœur des Brésiliens. Il nous a déclaré enfin que la participation de soldats brésiliens aux batailles d'Europe permettra à son pays de participer plus efficacement aux futures conférences de paix et de défendre, aux côtés de la France, les intérêts des nations latines. Or, si nous écartons la partie purement rhétorique de ces explications il n'est pas douteux que les trois sentiments qu'il nous a mentionnés sont certainement partagés par un large (sont)eur de l'opinion publique brésilienne. Ce sont ces sentiments (qui ont) contribué le plus à faire accepter par les Brésiliens l'envoi du corps expéditionnaire au delà des mers.
La proposition du capitaine DUTRA appelle (241) certains commentaires.
I. Le départ du corps expéditionnaire est resté longtemps incertain. Il est peu probable que les E.C. et la Grande-Bretagne
Fils 20-1891
(continued)
Examination Unit
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc04b2x47kq8k/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17426
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17426 - Page 0946,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 28, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/7394.