Reel 17428 - Page 2213
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Description

From: Washington
To: Vichy
5470-74
Dated: Sept. 24, 1942
Rec'd: Sept. 25, 1942
Le Gouvernement anglais a autorisé la publication du désaccord intervenu en juin dernier entre M. CHURCHILL et le Président ROOSEVELT au sujet du communiqué du 12 juin annonçant les accords conclus avec la Russie. M. CHURCHILL (read: ROOSEVELT) aurait malgré l'avis contraire présenté par M. CHURCHILL insisté pour obtenir de celui-ci l'insertion d'une phrase qui devait par la suite être interprétée dans certains milieux comme une promesse de second front. Cette phrase était la suivante: "Au cours des conversations, un accord complet a été obtenu en ce qui concerne la tâche urgente de créer un second front en 1942." M. ARTHUR KROCK dans le New York Times d'hier, a a faisant l'écho des diverses explications données à Washington pour expliquer le désaccord ainsi révélé, (5471) croit que la meilleure est celle d'après laquelle M. ROOSEVELT entamait délibérément "une guerre de nerfs contre les Nazis." Il ajoute que les Russes étaient certainement au courant des intentions du Président et n'ont pas pu prétendre voir dans cette phrase une promesse de second front que pour soutenir le moral de leurs troupes.
Dans le New York Times d'aujourd'hui, Mme. WOCOHNICK reprend cette idée de la guerre des nerfs et critique vivement une telle politique. Ce sont là, dit-elle, des procédés déjà dépassés par la guerre réelle. Bien plus, ils risquent de faire boomerang contre qui les emploie. Ils ont conduit non seulement à l'amertume et à la déalllusion des (5472) Russes contre les anglo-saxons mais à la publication fâcheuse d'un désaccord entre Londres et Washington. Le New York Times déclare à cet égard dans un éditorial que M. CHURCHILL serait mal venu d'accuser le Président ROOSEVELT de trop d'optimisme. N'en a-t-il pas montré trop lui aussi lorsque le 9 septembre (11) s'est déclaré certain "d'avoir convaincu les chefs russes de la volonté loyale et sincère des puissances anglo-saxonnes de venir immédiatement à l'aide de la Russie? "Les déclarations des milieux russes de Londres devaient quelques jours après venir refroidir cet enthousiasme prématuré.
A ce propos une dépêche de Moscou au New York Times relate une article de l'orticieux "Moscow News" de (5475) (Kuloyehev) au (plaignant) que les nations anglo-saxonnes, qui se sont bornées jusqu'ici à être spectateurs ... de la guerre, tout en manifestant
(Continued)
P1le D-2866
Examination Unit
From: Washington
To: Vichy
5470-74
Dated: Sept. 24, 1942
Rec'd: Sept. 25, 1942
Le Gouvernement anglais a autorisé la publication du désaccord intervenu en juin dernier entre M. CHURCHILL et le Président ROOSEVELT au sujet du communiqué du 12 juin annonçant les accords conclus avec la Russie. M. CHURCHILL (read: ROOSEVELT) aurait malgré l'avis contraire présenté par M. CHURCHILL insisté pour obtenir de celui-ci l'insertion d'une phrase qui devait par la suite être interprétée dans certains milieux comme une promesse de second front. Cette phrase était la suivante: "Au cours des conversations, un accord complet a été obtenu en ce qui concerne la tâche urgente de créer un second front en 1942." M. ARTHUR KROCK dans le New York Times d'hier, a a faisant l'écho des diverses explications données à Washington pour expliquer le désaccord ainsi révélé, (5471) croit que la meilleure est celle d'après laquelle M. ROOSEVELT entamait délibérément "une guerre de nerfs contre les Nazis." Il ajoute que les Russes étaient certainement au courant des intentions du Président et n'ont pas pu prétendre voir dans cette phrase une promesse de second front que pour soutenir le moral de leurs troupes.
Dans le New York Times d'aujourd'hui, Mme. WOCOHNICK reprend cette idée de la guerre des nerfs et critique vivement une telle politique. Ce sont là, dit-elle, des procédés déjà dépassés par la guerre réelle. Bien plus, ils risquent de faire boomerang contre qui les emploie. Ils ont conduit non seulement à l'amertume et à la déalllusion des (5472) Russes contre les anglo-saxons mais à la publication fâcheuse d'un désaccord entre Londres et Washington. Le New York Times déclare à cet égard dans un éditorial que M. CHURCHILL serait mal venu d'accuser le Président ROOSEVELT de trop d'optimisme. N'en a-t-il pas montré trop lui aussi lorsque le 9 septembre (11) s'est déclaré certain "d'avoir convaincu les chefs russes de la volonté loyale et sincère des puissances anglo-saxonnes de venir immédiatement à l'aide de la Russie? "Les déclarations des milieux russes de Londres devaient quelques jours après venir refroidir cet enthousiasme prématuré.
A ce propos une dépêche de Moscou au New York Times relate une article de l'orticieux "Moscow News" de (5475) (Kuloyehev) au (plaignant) que les nations anglo-saxonnes, qui se sont bornées jusqu'ici à être spectateurs ... de la guerre, tout en manifestant
(Continued)
P1le D-2866
Examination Unit
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc07p8tc3wz26/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17428
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17428 - Page 2213,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 14, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/15008.