Reel 17428 - Page 2215
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Reel 17428 - Page 2215
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Description
From: Washington, Dated: Sept. 26, 1942, To: Vicky, Rec'd: Sept. 26, 1942. 3520-3523. PRIORITÉ. Mon tél. 2748-51 et les télégrammes de l'Attaché naval à l'Amirauté.
Depuis le 18 juin, date à laquelle le siège de New-York de la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE a été soumis à une enquête du Trésor américain, M. MORIN DE LINCLAYS a dû se (soumettre) à toutes les exigences des investigateurs.
J'ai déjà signalé à V.E. le caractère policier qui a été donné à cette enquête.
On reproche surtout au directeur de la compagnie d'avoir maintenu une correspondance avec la succursale de Marseille, qui elle-même recevait ses ordres du siège central de Paris.
M. MORIN DE LINCLAYS pourrait se voir frappé de lourdes pénalités allant jusqu'à l'(incarcération) si les autorités américaines décidaient, comme on peut maintenant le craindre, d'interpréter dans le sens le plus rigoureux le texte de la loi concernant le commerce avec l'ennemi.
S'est dans cette situation (3521) que M. MORIN DE LINCLAYS a eu connaissance d'un télégramme de sa société lui (défendant de congédier un de ses collaborateurs, M. DANDIEVEL dont le comportement est bien connu de la compagnie.
Des télégrammes précédents visant le cas DANDIEVEL ont été ouverts à la réception à New-York par le commissaire enquêteur et n'ont pas été communiqués à M. LINCLAYS. Celui-ci exécutant les instructions de son siège social, a prononcé par lettre en date du 23 septembre à M. DANDIEVEL qu'il était relevé de ses fonctions. Il fut oralement informé qu'il continuerait à (3522) toucher son traitement jusqu'à ce licence définitive.
Malgré ces dispositions libérales, le Trésor qui a d'excellentes raisons de conserver sur place M. DANDIEVEL, (défend)it au directeur de la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE d'exécuter une des clauses des licences qui lui ont été accordées, prescrivant qu'aucune licence ou embauchage, voire ... de personnel, ne peuvent être effectuées sans l'autorisation expresse du Département du Trésor.
M. FENLE, assistant du secrétaire pour le Trésor, a convoqué personnellement aujourd'hui M. MORIN DE LINCLAYS pour lui faire savoir, par une note formelle que si M. DANDIEVEL n'était pas (réintégré) dans ses fonctions avant le 29 septembre, les mesures les plus graves peuvent être (3523) prises à l'égard de la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE.
M. FENLE a été jusqu'à envisager une campagne de presse relatant les (offenses) de la dite compagnie à l'égard des instructions du Trésor. Il a fait entendre à M. MORIN (l'assurance que le ... de la compagnie serait rendu par ses soins impossible, référant sans doute à la suspension de toute licence et à toute autre mesure dont il n'a pas cru devoir préciser ni le sens ni la portée.
MERRY-HAYE, Examination Unit, National Research Council, Sept. 28, 1942.
File D- 2868
Depuis le 18 juin, date à laquelle le siège de New-York de la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE a été soumis à une enquête du Trésor américain, M. MORIN DE LINCLAYS a dû se (soumettre) à toutes les exigences des investigateurs.
J'ai déjà signalé à V.E. le caractère policier qui a été donné à cette enquête.
On reproche surtout au directeur de la compagnie d'avoir maintenu une correspondance avec la succursale de Marseille, qui elle-même recevait ses ordres du siège central de Paris.
M. MORIN DE LINCLAYS pourrait se voir frappé de lourdes pénalités allant jusqu'à l'(incarcération) si les autorités américaines décidaient, comme on peut maintenant le craindre, d'interpréter dans le sens le plus rigoureux le texte de la loi concernant le commerce avec l'ennemi.
S'est dans cette situation (3521) que M. MORIN DE LINCLAYS a eu connaissance d'un télégramme de sa société lui (défendant de congédier un de ses collaborateurs, M. DANDIEVEL dont le comportement est bien connu de la compagnie.
Des télégrammes précédents visant le cas DANDIEVEL ont été ouverts à la réception à New-York par le commissaire enquêteur et n'ont pas été communiqués à M. LINCLAYS. Celui-ci exécutant les instructions de son siège social, a prononcé par lettre en date du 23 septembre à M. DANDIEVEL qu'il était relevé de ses fonctions. Il fut oralement informé qu'il continuerait à (3522) toucher son traitement jusqu'à ce licence définitive.
Malgré ces dispositions libérales, le Trésor qui a d'excellentes raisons de conserver sur place M. DANDIEVEL, (défend)it au directeur de la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE d'exécuter une des clauses des licences qui lui ont été accordées, prescrivant qu'aucune licence ou embauchage, voire ... de personnel, ne peuvent être effectuées sans l'autorisation expresse du Département du Trésor.
M. FENLE, assistant du secrétaire pour le Trésor, a convoqué personnellement aujourd'hui M. MORIN DE LINCLAYS pour lui faire savoir, par une note formelle que si M. DANDIEVEL n'était pas (réintégré) dans ses fonctions avant le 29 septembre, les mesures les plus graves peuvent être (3523) prises à l'égard de la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE.
M. FENLE a été jusqu'à envisager une campagne de presse relatant les (offenses) de la dite compagnie à l'égard des instructions du Trésor. Il a fait entendre à M. MORIN (l'assurance que le ... de la compagnie serait rendu par ses soins impossible, référant sans doute à la suspension de toute licence et à toute autre mesure dont il n'a pas cru devoir préciser ni le sens ni la portée.
MERRY-HAYE, Examination Unit, National Research Council, Sept. 28, 1942.
File D- 2868
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc0057cs8md68/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17428
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17428 - Page 2215,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 14, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/15010.