Reel 17425 - Page 2130
Dublin Core
Title
Reel 17425 - Page 2130
Subject
Quality Score: unknown
Needs Review: No
OCR Confidence: 0%
Character Count: 2454
Word Count: 388
Needs Review: No
OCR Confidence: 0%
Character Count: 2454
Word Count: 388
Description
# 111. Absence de la France à la conférence de Yalta.
(618) L'ambassadeur en donne l'explication ci-après.
ROOSEVELT n'a pas le dessein d'éliminer la France de la liste des Grandes Puissances. Il estime qu'elle doit être forte et ... bien armée, mais son retour à son rang antérieur ne peut se faire que par étapes dont certaines très importantes viennent d'être franchies. Il n'était pas possible d'aller (619) plus vite et de la faire siéger à Yalta pour les raisons que voici:
La réunion de la conférence de Crimée, d'où dépendait le sort de la guerre et de la paix, était en définitif subordonnée à la réalisation d'un accord entre trois hommes, trois conceptions, trois tempéraments, qui s'étaient assez mal compris lors de leur réunion à Téhéran. Depuis lors, la glace (620) avait été rompue, STALINE avait abandonné ses préventions contre CHURCHILL et ROOSEVELT. Les perspectives d'entente entre les trois partenaires étaient favorables. L'introduction d'un quatrième partenaire qui n'avait pas vécu les vicissitudes antérieures aurait pu les affaiblir. C'est ce qu'on a voulu éviter, sans nourrir une intention désobligeante à l'endroit du (621) Général DE GAULLE. En fait l'accord entre STALINE, CHURCHILL et ROOSEVELT a été réussite complète, et la France a retiré de grands avantages de la conférence de Yalta.
J'ai appris à M. HARRIMAN que sans méconnaître la valeur de ces avantages, je devais lui présenter des observations. Je constatais tout d'abord que si l'accord avait été réalisé, il avait été payé (622) de l'acceptation des conceptions du maréchal STALINE par ses deux interlocuteurs. Il m'a répondu que les ... avaient dissipé dans l'esprit du maréchal STALINE les suspicions relatives aux intentions de l'Amérique à l'égard de l'Allemagne. Il était désormais convaincu que les États-Unis étaient résolus non à ménager l'Allemagne mais à la détruire. Le résultat était (extrêmement) important et valait des (622) sacrifices.
Je remarquais en second lieu que la justification de la mise à l'écart de France perdait sa force sinon son caractère, quoiqu'on eût voulu, ... vu que d'un côté notre pays était lié à la Russie par un traité d'alliance et que de l'autre, des décisions concernant le problème allemand, copital pour lui, ainsi que celui de la (624) sécurité collective, devaient être prises par la conférence. On concevait difficilement par suite notre éloignement de Yalta.
(continued)
Fils FQ-8809
Examination Unit
(618) L'ambassadeur en donne l'explication ci-après.
ROOSEVELT n'a pas le dessein d'éliminer la France de la liste des Grandes Puissances. Il estime qu'elle doit être forte et ... bien armée, mais son retour à son rang antérieur ne peut se faire que par étapes dont certaines très importantes viennent d'être franchies. Il n'était pas possible d'aller (619) plus vite et de la faire siéger à Yalta pour les raisons que voici:
La réunion de la conférence de Crimée, d'où dépendait le sort de la guerre et de la paix, était en définitif subordonnée à la réalisation d'un accord entre trois hommes, trois conceptions, trois tempéraments, qui s'étaient assez mal compris lors de leur réunion à Téhéran. Depuis lors, la glace (620) avait été rompue, STALINE avait abandonné ses préventions contre CHURCHILL et ROOSEVELT. Les perspectives d'entente entre les trois partenaires étaient favorables. L'introduction d'un quatrième partenaire qui n'avait pas vécu les vicissitudes antérieures aurait pu les affaiblir. C'est ce qu'on a voulu éviter, sans nourrir une intention désobligeante à l'endroit du (621) Général DE GAULLE. En fait l'accord entre STALINE, CHURCHILL et ROOSEVELT a été réussite complète, et la France a retiré de grands avantages de la conférence de Yalta.
J'ai appris à M. HARRIMAN que sans méconnaître la valeur de ces avantages, je devais lui présenter des observations. Je constatais tout d'abord que si l'accord avait été réalisé, il avait été payé (622) de l'acceptation des conceptions du maréchal STALINE par ses deux interlocuteurs. Il m'a répondu que les ... avaient dissipé dans l'esprit du maréchal STALINE les suspicions relatives aux intentions de l'Amérique à l'égard de l'Allemagne. Il était désormais convaincu que les États-Unis étaient résolus non à ménager l'Allemagne mais à la détruire. Le résultat était (extrêmement) important et valait des (622) sacrifices.
Je remarquais en second lieu que la justification de la mise à l'écart de France perdait sa force sinon son caractère, quoiqu'on eût voulu, ... vu que d'un côté notre pays était lié à la Russie par un traité d'alliance et que de l'autre, des décisions concernant le problème allemand, copital pour lui, ainsi que celui de la (624) sécurité collective, devaient être prises par la conférence. On concevait difficilement par suite notre éloignement de Yalta.
(continued)
Fils FQ-8809
Examination Unit
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc04m9196340p/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17425
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17425 - Page 2130,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 14, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/5421.