Reel 17425 - Page 2417
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Description
# TOUS LES FONDS
donné, celui des Britanniques également et E.U. ne font pas d'objection.
Quant à l'armée, il a été entendu entre M. BENES et le Maréchal STALINE qu'elle serait mise à l'effectif de cinq divisions équipées par les Soviétiques dans un délai que l'on estime devoir être de trois mois.
Ainsi assurée de récupérer ses territoires, d' (982) éliminer ses allogènes irrégénératives et de disposer d'une force armée très appréciable, la Tchécoslovaquie doit rechercher les bases de sa stabilité interne. Provisoirement et en attendant que le pays se donne une constitution M. BENES voudrait fonder cette stabilité sur un gouvernement de coalition. C'est à quoi il s'emploie (avec les) représentants des partis démocratiques à Moscou. L'accord n'est pas encore fait entre eux (983) sur le pourcentage de postes ministériels à attribuer respectivement. Les communistes élèvent de fortes prétentions, les socialistes également. Le Président escompte cependant une entente pour laquelle il a fixé un délai. Il ne paraît pas inquiet.
J'ai demandé à M. BENES si, due au ... ... de la structure de l'état, une tendance vers le fédéralisme (984) n'apparaissait pas chez les délégués slovaques. Il a convenu que certains d'entre eux étaient influencés par les exemples de l'U.R.S.E. et de la Fédération yougoslave, mais que lorsqu'on leur demandait de préciser leur pensée, ils se révélaient très centralisateurs sur certaines matières et très autonomistes sur d'autres. En définitive c'était plutôt un (985) régime de "Some Rule" qu'ils demandaient. Rappelant d'ailleurs que le problème de l'état ne pourra être résolu que par l'Assemblée constituante, M. BENES pense que lorsqu'ils seront confrontés avec les réalités politiques propres à la Tchécoslovaquie, les actuels partisans du fédéralisme et du dualisme se contenteront de certaines (concessions).
(986) En définitive, et bien qu'il dise qu'il ne sait pas s'il réussira dans la tâche qu'il l'attend dans son pays, on sent que M. BENES est bonifiant. Sa position internationale est assurée, il a à la fois réservé son indépendance et acquis l'appui de Moscou. Quand il compare sa situation à celle du Gouvernement polonais de Londres, (987) il se félicite d'avoir choisi la bonne voie.
Sur le problème polonais le Président pense nettement que les jeux sont faits et qu'il a été bien inspiré en reconnaissant Gouvernement de Varsovie. Ses contacts à Moscou
(continued)
File FG-5954 Examination Unit
donné, celui des Britanniques également et E.U. ne font pas d'objection.
Quant à l'armée, il a été entendu entre M. BENES et le Maréchal STALINE qu'elle serait mise à l'effectif de cinq divisions équipées par les Soviétiques dans un délai que l'on estime devoir être de trois mois.
Ainsi assurée de récupérer ses territoires, d' (982) éliminer ses allogènes irrégénératives et de disposer d'une force armée très appréciable, la Tchécoslovaquie doit rechercher les bases de sa stabilité interne. Provisoirement et en attendant que le pays se donne une constitution M. BENES voudrait fonder cette stabilité sur un gouvernement de coalition. C'est à quoi il s'emploie (avec les) représentants des partis démocratiques à Moscou. L'accord n'est pas encore fait entre eux (983) sur le pourcentage de postes ministériels à attribuer respectivement. Les communistes élèvent de fortes prétentions, les socialistes également. Le Président escompte cependant une entente pour laquelle il a fixé un délai. Il ne paraît pas inquiet.
J'ai demandé à M. BENES si, due au ... ... de la structure de l'état, une tendance vers le fédéralisme (984) n'apparaissait pas chez les délégués slovaques. Il a convenu que certains d'entre eux étaient influencés par les exemples de l'U.R.S.E. et de la Fédération yougoslave, mais que lorsqu'on leur demandait de préciser leur pensée, ils se révélaient très centralisateurs sur certaines matières et très autonomistes sur d'autres. En définitive c'était plutôt un (985) régime de "Some Rule" qu'ils demandaient. Rappelant d'ailleurs que le problème de l'état ne pourra être résolu que par l'Assemblée constituante, M. BENES pense que lorsqu'ils seront confrontés avec les réalités politiques propres à la Tchécoslovaquie, les actuels partisans du fédéralisme et du dualisme se contenteront de certaines (concessions).
(986) En définitive, et bien qu'il dise qu'il ne sait pas s'il réussira dans la tâche qu'il l'attend dans son pays, on sent que M. BENES est bonifiant. Sa position internationale est assurée, il a à la fois réservé son indépendance et acquis l'appui de Moscou. Quand il compare sa situation à celle du Gouvernement polonais de Londres, (987) il se félicite d'avoir choisi la bonne voie.
Sur le problème polonais le Président pense nettement que les jeux sont faits et qu'il a été bien inspiré en reconnaissant Gouvernement de Varsovie. Ses contacts à Moscou
(continued)
File FG-5954 Examination Unit
Source
https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc02b8vc0xm73/full/max/0/default.jpg
Date
1941/1945
Rights
Public Domain
Relation
oocihm.lac_reel_t17425
Format
image/jpeg
Language
fra
Type
Text
Coverage
Vichy France; World War II; 1940-1945
Files
Collection
Citation
“Reel 17425 - Page 2417,” La Sous-section de l’examen (1941-1945), accessed February 16, 2026, https://omeka.healthresearchhub.net/items/show/5708.